“Le Grand Détournement / La Classe américaine” à Beaubourg

mars 31, 2009 at 11:15 | In Tant que j'y pense | Leave a Comment

On vous aura prévenus.

Avis à tous les fans du cultissime “Grand Détournement”, ovni cinématographique de 72 minutes composé exclusivement d’extraits de vieux films de la Warner : une projection aura lieu au centre Pompidou le 11 avril prochain en présence de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, bidouilleurs de génie qui réalisèrent ce chef d’oeuvre en l’an de grâce 1993.

Cette déferlante de répliques de la mort qui tue sera suivie des courts-métrages de la même trampe réalisés par le mystérieux Mozinor, que vous avez forcément déjà vus sur Youtube.

Plus d’infos sur le site du centre Pompidou

Sephora et Calvin Klein habillent la ligne 1 du métro parisien

mars 26, 2009 at 12:11 | In Com/Media/Marketing | Leave a Comment
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Depuis ce matin, la ligne 1 est habillée aux couleurs du parfum CK One de Calvin Klein. Enfin, “aux couleurs”, c’est beaucoup dire, puisque le flacon et son univers prônent la sobriété et la simplicité. La ligne 1 revêt donc dans toute sa longueur une bande blanche d’environ 1m de hauteur, sur laquelle des jeunes gens en noir et blanc sont bras dessous bras dessous, à côté d’un pack shot du parfum. Au dessus des fenêtres, on peut lire dans toutes les langues avec des typos façon graffiti “we are one”. En effet, le parfum CK One (créé en 1995) fut la première fragrance unisexe, revendiquant ainsi des valeurs telles que le partage et l’unicité.

ckone01

ckone02 Un petit air de Benetton, les couleurs en moins… “United black & white of CK One” ? ;)

Cette opération est issue du partenariat entre Calvin Klein et Sephora pour un jeu concours, “Ck One in the City”. A gagner: un voyage pour 4 personnes à San Francisco, des parfums collector et des cartes de musiques prépayées. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site évènementiel de l’opération, où vous trouverez aussi les coulisses de la campagne et des goodies comme la chanson “We are one” interpretée par Jamie Burke.

Chassez le naturel, il revient au galop

mars 20, 2009 at 12:53 | In Books | Leave a Comment

Timide, gauche et irrémédiablement anglais, Henderson Dores, quarante ans, expert en tableaux, adore l’Amérique où il songe à refaire sa vie.” Mais l’Amérique l’aimera-t-elle en retour ? That’s the question. Son périple le mènera de la complexante et effervescente ville de New York à Luxora Plage, petit village du sud abritant une famille de barges, en passant par un hôtel futuriste d’Atlanta. Parti pour acheter au nom de la société qui l’emploie la collection de tableaux impressionnistes d’un millionnaire sur le déclin, il lui arrivera les aventures les plus improbables et loufoques. Le simple choc des cultures se transforme rapidement en une violente collision aux dommages collatéraux tous plus hilarants les uns que les autres. Notre anti-héros en quête d’une nouvelle personnalité fonce tête baissée vers les situations les plus délirantes en oubliant à chaque fois qu’on a beau chasser le naturel, il revient au galop…

L’écriture de William Boyd fait mouche à chaque ligne, et on se délecte des aventures catastrophiques du pauvre Henderson Dores : j’ai savouré ce roman du début à la fin, entraînée par ce bonhomme aussi attachant qu’incorrigible. La multitude de personnages tous au bord de la névrose, les rebondissements incessants, et l’acharnement d’un destin capricieux m’ont rappelé une lecture de l’été dernier, l’histoire d’un jeune russe immigré aux Etats-Unis qui se laisse entraîner dans les trafics mafieux d’un pays de l’Est imaginaire.
Ou comment traiter de l’acculturation, de l’ambition et de la quête de soi à travers des scénarios rocambolesques qui nous collent un sourire sur le visage de la première à la dernière page !

“La Croix et la Bannière” de William Boyd
“Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes russes” de Gary Shteyngart

books

Vente privée “Comme à la maison”

mars 18, 2009 at 11:54 | In Fashion | 1 Comment

Un peu de promo pour une vente organisée par une camarade celsienne… Le pourquoi du comment ? Sa maman travaille dans le textile avec des fournisseurs… Grande marques à prix tout doux seront au rendez-vous ! La miss ayant de très bons goûts vestimentaires, je ne me fais aucun souci concernant sa sélection…

Vente privée Les Cakes de Bertrand

décembre 6, 2008 at 16:03 | In Tant que j'y pense | 1 Comment
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Les Cakes de Bertrand sont en vente privée aujourd’hui et demain. Si vous adorez le style inimitable de cette marque so parisienne mais que les prix plutôt exorbitants vous ont jusqu’à maintenant empêché de craquer, c’est le moment !

Vente Privée Cakes de Bertrand

invitation cakes

Top model cherche binoclard boutonneux

octobre 19, 2008 at 18:31 | In Tant que j'y pense | Leave a Comment

Vous êtes plutôt lunettes noires XXL ou triple foyer ?

Il va falloir choisir avant mercredi, date de la prochaine soirée organisée par Pop Com, le BDE du Celsa ! Le thème s’inspire en effet de la célèbre émission “The beauty and the geek“… Un petit aperçu de ce que ca risque de donner avec le teaser :

Envie d’y aller ?*

RDV le mercredi 22 octobre 2008 au Plaza Madeleine (8 bd de la Madeleine, 75009 Paris). Les préventes (15 euros + une conso) sont à retirer au Celsa (77 rue de Villiers à Neuilly, métro Pont de Levallois). Sur place, il vous en coûtera la modique somme de 19 euros (avec une conso).

N’hésitez pas à faire un tour sur l’event Facebook : “The Beauty and the Geek Party”

* Apparté pour le lectorat masculin : si la jeune fille présente sur la vidéo apparaît comme un élément de motivation majeur pour venir à cette soirée, je tiens à rappeler que le Celsa est effectivement composé d’une grande majorité d’étudiantes toutes plus mimis les unes que les autres ^^

Groove your friday

octobre 17, 2008 at 8:07 | In Tant que j'y pense | Leave a Comment
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Si vous ne faîtes rien ce soir, j’ai 2 bons plans pour vous :

- Le vernissage d’une expo photo sur le thème du Hip-hop : l’artiste Wilee expose une trentaine de portraits réalisés dans le cadre de son travail au sein de la presse musicale. C’est à 20h30 au Adidas Store (22, avenue des Champs-Elysées), et pour être sûr de rentrer il faut envoyer un mail avec son blaze à expowilee@gmail.com

- Une petite soirée/before en mode soul-jazz-funk-disco dans un endroit, où parait-il, on boit un excellent rhum : “Hello funky people !” au Gast (métro Ménilmontant), en entrée libre à partir de 22h.

See you there !

Half satisfied

octobre 16, 2008 at 23:17 | In Tant que j'y pense | 2 Comments
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Ce soir, je suis allée voir Nneka en showcase au Virgin des champs. Je l’avais déjà vue à la Maroquinerie l’année dernière, avec Micky Green et Hocus Pocus, lors d’un concert organisé pour le n°100 d’Open Mag. Sur scène, c’est un concentré d’énergie et d’émotion, qu’elle partage avec le public en étant tout simplement elle-même. Elle chante avec son coeur, sans aucune pudeur, comme si elle était seule dans sa chambre, avec pour seule compagnie sa guitare. Sa voix est tantôt douce, tantôt forte, parfois enjoué, souvent engagée par les paroles revendicatrices de ses chansons. Après le showcase, elle a filé à l’Elysée Montmartre pour y donner un vrai concert – mais mon amie Mélodie a quand même réussi à la choper pour réclamer une petite photo et une dédicasse sur son nouvel album !

Et là, bin je vais pas tarder à aller me coucher, car demain il y a école… Mais je me fais violence, car en ce moment débute au Rex la Modulor Party, avec Jazzanova (broken beat berlinois) et toute la clique, for free en plus… Rrraaa faut pas que j’y pense, ça me rend folle ! Quelle idée de faire ça un jeudi! Tant pis, je me console en me disant que je vais voir Sleep Walker (nu jazz japonais) au Batofar mardi prochain ! Oh et ironie du sort, si je dois me lever à 7h demain, c’est pour assister à un séminaire sur le Japon… J’éspère au moins qu’ils offrent les sushis !

Resurrection

octobre 16, 2008 at 16:01 | In Tant que j'y pense | 5 Comments

Tiens, ça a changé ici. Les couleurs. Le design aussi. Le header… tout quoi !

Oh, et puis il y a un nouveau post. Rien que ça, c’était inattendu.

Welcome back :)

Le post soporifique (sur le fond comme sur la forme)

avril 18, 2008 at 11:05 | In Tant que j'y pense | 6 Comments
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Hier, Mélodie a enfin répondu à mes mails et autres messages sur Facebook. La pauvre, elle est en train de kiffer la laïfe en Afrique du Sud et moi je la harcèle pour avoir de ses nouvelles.

Je suis comme ça : sans nouvelle des gens que j’aime, je panique. En même temps, elle passe sa vie entre le bord d’une piscine et des soirées hip-hop, alors je n’ai jamais vraiment douté de son bien-être dans cette contrée lointaine, à laquelle elle a longtemps rêvé !

Mais je peux donc à nouveau dormir sur mes deux oreilles, maintenant qu’elle m’a confirmé que tout allait bien.

Sur mes deux oreilles.

Non mais concrètement, ça se passe comment cette affaire ? Personnellement, j’ai une oreillle de chaque côté du crâne. Donc 4 possibilités s’offrent à moi lorsque j’envisage de m’assoupir, ou sans préméditation aucune, m’écroule de fatigue :
- la position latérale gauche, mobilisant donc l’oreille associée
- la position latérale droite, même concept, mais de l’autre côté
- la position allongée sur le dos, qui ne voit convoque aucun appendice sonore comme point d’appui
-la position allongée sur le ventre, qui elle ne plus ne sollicite aucune oreille

Vous aussi ? Bien (vous m’épargnerez le détail des variantes style “de trois quart” etc).

Je vous le demande donc, comment fait-on pour dormir sur ses deux oreilles, à moins de recourrir à une intervention chirurgicale assez néfaste d’un point de vue esthétique ?

Dans ma réflexion sur ce problème anatomique, je me rends compte que la science étymologistique peut nous fournir un précieux indice : ne dit-on pas un “oreiller” ? L’existence même de ce mot disqualifie à elle seule les deux dernières positions de repos évoquées plus haut, puisqu’elles ne font pas appel à l’oreille comme élèment essentiel de la quête du sommeil.

Vous suivez. Bien (de toute façon je répeterai pas).

Mais de là à dormir sur ses deux oreilles ?

Seule la position latérale semble donc tolérée par l’oreiller. Pour dormir sur ses deux oreilles, il faudrait alors recouvrir chacune d’entre elles d’un oreiller. Avoir une gueule de sandwich, par conséquent. Le petit conseil malin, pour que le tout ne s’écroule pas au moindre mouvement : ficeler le tout (ce qui nous fait passer du sandwich au rôti).

Vous visualisez le truc ? Ainsi fagoté, vous n’entendez plus rien, et n’y voyez plus grand chose non plus pour peu que vos oreillers soient un peu larges. Dès lors, vous voilà parfaitement disposé à une bonne sieste répatrice, ou une nuit de sommeil sans réveil intempestif. D’où la fameuse expression dormir “sur ses deux oreilles“, soit “d’un sommeil limpide et imperturbable”.

CQFD !

AAaaahhh, avouez, tout le monde se sent mieux maintenant qu’on sait ce que ça veut dire. Quel soulagement ! Je dirais même que maintenant, je vais pouvoir dormir sur mes deux…

Sur mes deux oreilles ?

Oh et puis merde.

Genepy now, Tequila later

avril 11, 2008 at 11:53 | In Tant que j'y pense | 2 Comments
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Avec Litzy et Cam, deux cops du Celsa, on est en train de s’organiser un petit trip madrilène pour le pont du 1er mai. Hier soir, on devait se réunir pour tenter de dénicher les billets d’avion les moins chers du monde, en buvant de la tequila, pour se mettre dans l’ambiance.

Sauf que moi, j’avais déjà prévu depuis un petit bout de temps de passer la soirée au Batofar pour cause des 10 ans du Sonar Kollektiv, soit la bande à Jazzanova, que du beau monde quoi. Je me pointe un peu après 20h pour retrouver mon alter-ego musical, avec qui j’arpente toutes les salles parisiennes. Les Monthy Pythons avaient la quête du Graäl, nous c’est un peu la quête du Groove, chacun son truc.

Le fait est qu’hier, dans la calle du petit bateau rouge amaré près de la BNF, il s’est fait attendre un moment, le Groove. 3h pour être exact. Alors certes la soirée devaient durer all night long, avec succession de pointures aux platines et sur scène, mais nous qu’on travaillait aujourd’hui et qu’on avait un dernier RER à prendre bin ça fait beaucoup d’attente je trouve. Pour être exa, on a failli se casser pour aller bouffer un Quick, quand le concert de Christian Prommer a enfin commencé. Ca aurait été con de rater ça, et ça a été frustrant de devoir se barrer sur le coup de minuit, telle Cendrillon, le Métro 14 en guise de carosse (mais heureusement que j’ai pas perdu une godasse, je portais mes nouvelles salomés Miss Sixty en cuir python doré).

Donc, tout ça pour dire que hier soir, je n’ai pas pu participer à la séance de benchmark alcoolisée, agrémentée de débats tels que “Vueling, ça craint vraiment ou ça vaut le coup ?”. Ce matin, donc j’envoie un mail à Litzy pour lui demander un petit débriefing. Et vlà ti pas qu’elle me répond, ni d’une ni de deux, “Je te répond cet aprèm, je dois aller au salon du dvpt durable.”. Ce à quoi je me suis empressée de lui rétorquer, que non mais oh, ça se la pète grave dans les chaumières, de bon matin un vendredi.

Parce que si on en est à être indisponible pour cause de déplacement, bin moi j’en ai une bonne, c’est que cet aprèm à 14h30 je me casse pour aller à Gare de Lyon prendre un train direction les Hautes-Alpes, oui madame. Que moi je vais sur le terrain, dans la nature la vraie, pour constater les effets du réchauffement climatique, la pollution, et tout ce qui s’en suit (et inspecter langoureusement les amygdales de mon saisonnier de boyfriend). Parce que c’est bien beau d’aller dans des salons et des conférences, de faire des beaux discours et des promesses, mais y’a un moment où faut arrêter de déconner. Non à la bureaucratie, au capitalisme, viva la revolución (je me remets à l’espagnol, rapport à Madrid) !

Bulletin spécial

avril 4, 2008 at 15:10 | In Tant que j'y pense | 2 Comments

“Hanna”, affiche l’écran de mon portable, hier vers midi. Sans un bruit, parce qu’au stage ils m’ont dit de le mettre en silencieux, rapport à ma sonnerie qu’on se croirait dans la jungle dès qu’elle retentit (le début de “Ooh La La” by The Wiseguys). Moi je trouve qu’elle a la méga classe, mais bon, en même temps ça regarde la “Nouvelle Star” ici, alors faut pas trop en demander.

Je réponds donc d’une voix sûre et posée, genre c’est potentiellement sérieux, ce qui se passe dans le bigophone. Bin ouais parce que déjà qu’étant en open space, tout le monde est témoin de mon errance chronique sur Facebook et autres, il faudrait pas que je passe trop de coups de fils perso non plus.

En fait, c’était effectivement sérieux ce qui se tramait là : la mère Hanna m’annonce qu’elle a reçu son relevé de notes des partiels, et qu’on a eu 14 à notre travail de groupe. Trop sympa la meuf, de m’appeler pour ça, comme quoi on était une bonne petite équipe ‘achement soudée. Même qu’ils m’avaient surnommée “Benito“. Sans doute rapport à mes origines italiennes. Ou bien à ma propension naturelle à canaliser l’énergie débordante de mes petits camarades de façon quasi despotique.

Bref ! Là n’est pas la question. Considérant qu’il était quasi l’heure de déj, je remercie mon interlocutrice et file droit vers chez moi, prête à dégainer les clés de la boîte aux lettres. Oui, j’habite à 10 min à pieds de mon lieu de travail, et alors ? Je paye à cette fin 480 euros par mois pour 11m², alors si y’a des râleurs, je veux pas les entendre. Non mais !

Je passe prendre un menu M1 chez Japikeo, et en 3 enjambées d’Adidas à scratch, je suis devant mon immeuble, sautillant d’excitation. Point de stress, car je pense avoir réussi mes exams, j’ai juste envie de savoir si j’ai plutôt 12 ou plutôt 14. Je passe la porte, le hall, puis ouvre ma boîte aux lettres en tentant de ne pas renverser ma soupe miso, qui se balance au fond du sac en plastique.

Et là, c’est le drame : vide ! Merde alors. C’est bien la peine d’habiter à 30 min de métro de son école (pour 480 euros par mois, je ne reviens pas là dessus), si c’est pour que d’autres qui habitent à Montparnasse reçoivent leur courrier avant ! Je sais pas comment s’organise le facteur, mais pour le coup il aurait du prendre le métro. Je suis rentrée manger ma brochette boeuf-fromage, toute penaude et déconfite.

L’aprem passe, me laissant le temps de ruminer ma déception. Qu’à cela ne tienne, me dis-je naïvement, ce n’est que partie remise. En sortant du boulot, je n’ai pas pu me ruer sur ma boîte aux lettres pour cause d’afterstage du côté d’Opéra. Je retrouve mes deux compères devant un Sex On The Beach et des Quesadillas, et leur fait part du fait qu’en rentrant ce soir faudra pas oublier de checker le courrier. Surtout qu’en face de moi, ça a vachement moins la certitude d’avoir réussi, et rapidement ça frôle la crise d’angoisse.

Et là, c’est le drame : texto d’une figure emblématique du Celsa qui nous annonce un 3/20 en syndicalisme. Wow. On commande une autre tournée pour se donner du courage. On planifie notre pont du 1er mai à Madrid pour se changer les idées. Mais l’attente devient vite insoutenable, il est temps d’aller vérifier si le facteur est passé, comme quand on était mioches et qu’on s’asseyait en rond en fermant les yeux.

J’arrive chez moi, et ouvre en grand la porte de ma boîte aux lettres, avec assurance et dynamisme; et je me prends une énorme crampe : limite qu’une araignée avait pas fait sa toile dites ! Non mais c’est quoi ce bordel, mon facteur c’est Dany Boon ou bien ? Il est aussi torché que moi c’est ça ? Je commence à être franchement aigrie quand je rentre chez moi et découvre des mails de tout le monde : “bravo machin”, “on fête les résultats demain chez truc”… Ok donc tout le monde a eu le temps d’avoir ses résultats et de faire un communiqué de presse à sa gloire, que moi je sais même pas si j’ai mon semestre ! Bordel.

J’ai donc réfléchi à trois hypothèses expliquant ce retard :
1. Mes notes sont tellement catastrophiques qu’ils ont prévu de me les envoyer avec une ambulance et une cellule de crise psychologique, au cas où je péterai les plombes, tenterai de me suicider, ou tomberai dans les vapes
2. Mes notes sont tellement excellentes qu’ils ont prévu de venir me cueillir à la sortie du boulot avec une limousine, du champagne et un chèque avec plein de zéro, pour m’emmener à une soirée en l’honneur de mon incontestable géni dans un palace parisien
3. C’était trop demander à des fonctionnaires d’envoyer 125 courriers en une journée, si bien qu’ils s’y s’ont pris à deux fois, répartissant les envois sur une fenêtre spatio-temporelle élargie. Bin ouais, faudrait pas qu’ils se froisse les métacarpes. Je ferai donc partie d’une deuxième fournée qui recevrait ses résultats aujourd’hui.

Ils ont intérêt à être bons !

Voyage, voyage…

avril 2, 2008 at 13:09 | In Tant que j'y pense | 2 Comments

Il y a 10 jours, je suis rentrée passer le weekend chez mes parents, comme j’essaie de le faire régulièrement. Ce qui s’apparente pour moi à un retour aux sources pourrait, pour le Parisien de souche, déjà ressembler à une escapade champêtre et dépaysante. En guise de grands boulevards, la CD 36. A la place d’espaces verts bondés et clotûrés, des champs, des lacs et des forêts.

Moi, j’y ai passé 20 ans de ma vie (qui en compte -bientôt- 21), dans la ville nouvelle saint-quentinoise : pour l’exotisme, c’est raté. Néanmois, maintenant que je vis dans une cage à lapin (ou un pigonnier, rapport aux 5 étages) dans la jungle urbaine, je suis souvent bien contente de retrouver ma banlieue calme et verdoyante, loin du tumulte et de la pollution.

Mais il y a 10 jours, mon pélerinage n’avait pas vraiment ce goût de nostalgie apaisante. Et pour cause : sur mes 10 acolytes de DUT, pas une seule n’était dans les parages. En Ile de France, j’entends. La délocalisation touristique, estudiantine ou familiale (weekend de Pâques oblige) avait fait des ravages :

- Mélo marchait sur les traces de Mandela en Afrique du Sud, entre deux soirées Hip-Hop et bronzette/longueurs à la piscine. Sans oublier les cours d’anglais et le stage, faut rester crédible même en bikini et lunettes de soleil extra larges.
- Cha se murgeait la gueule très légèrement vêtue par une température extérieure de 8°: son séjour d’études à Newcastle touche à sa fin, et on peut dire qu’elle s’est très bien adaptée à la vie quotidienne locale.
- Delf était à Sarajevo, pour une dernière escapade avec un bosniaque rencontré en Allemagne, chez sa meilleure amie Américaine.
- Coco, Zazz et AC pédalaient sous la pluie dulivienne sous l’emprise de champignons hallucinogènes à Groningen (Pays-Bas), où elles finissent leur DUTI, une année qui permet d’internationaliser son DUT.
- Gège se baladait à Pragues avec son amoureux, pour raviver la flamme. Parce que l’amour ne dure pas que 3 ans, si on s’en donne les moyens !
- Rox ramassait des oeufs en chocolat dans le jardin berrichon de sa grand-mère
- Cla préparait son mariage en Bretagne chez les parents de son fiancé. (A ce propos, j’ai appris que la réception aura lieu dans le jardin, ça va bien oui ?! Et mes talons aiguilles achetés spécialement pour l’occasion – pour aller avec la robe elle aussi achetée spécialement pour l’occasion – je me les carre où je pense du coup c’est ça ? Bref, passons, là n’est pas le sujet qui nous intéresse aujourd’hui).
- Dada se faisait des bleus en découvrant les joies de la glisse dans le Jura. Finalement les stilettos c’est ‘achement stable hein ?

Tout ça pour dire que moi, qui squattait entre la maison parentale à Voisins-le-Bretonneux (78) le samedi et l’appart grand-parental à Alfortville (94) le dimanche, bin je me suis sentie bien seule et bien naze d’un coup d’un seul. Le genre de pensée qui vous fait vous dire “Damn, je me prendrai bien un aller simple pour wherever“.

Et puis le train-train quotidien redémarre, les unes rentrent, d’autres restent, y’en a qui repartent aussi. On se dit que finalement, Paris c’est pas si mal, même que des tas de gens rêveraient d’être à notre place. C’est quand même la ville la plus visitée au monde, doit y avoir des raisons à cela. Alors avec un pied à terre à Voisins-le-Bretonneux, que demander de plus ?… *sight*

Mais cette envie d’ailleurs est toujours là, latente, sournoise, attendant la moindre occasion pour se manifester à nouveau. Il suffit de regarder son réseau Facebook pour se rendre compte qu’on donnerait tout pour rejoindre Ginette à Miami, Robert au Danemark, ou Yvonne à Barcelone…

Et vous, vous êtes où en ce moment ? Où voudriez-vous aller ? Des projets en cours ?

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Still

mars 21, 2008 at 12:03 | In Blogobulle, Tant que j'y pense | 4 Comments

“www.wordpress.com”

L’adresse ne figure même pas dans les pages déjà visitées de cette machine, qui me fait face de 9h à 18h depuis 3 semaines et encore pour 3 mois. C’est dire.

“Login et mot de passe”

Merde. 3 ou 4 tentatives avant que j’entre la bonne combinaison. C’est dire.

C’est dire si ça fait un moment que je n’ai pas mis les pieds ici. Alors, par curiosité, je visite en premier les statistiques de mon blog fantôme. “Ca doit pas être glorieux“, me dis-je pendant que la page charge. “Sûrement que de la requête google sur les quelques insanités que j’ai pu sortir par ci par là“.

Et là, c’est le drame. D’une part, il y a toujours un nombre non négligeable de personnes qui s’égare sur ces pages. D’autre part, elles sont encouragées à le faire par la crème de la blogosphère.

Je serai alors la seule à douter de la raison d’être de ce blog ? La seule à m’être lassée du récit de ma propre vie ? Ou à ne plus m’y reconnaître ?

J’aimerais pouvoir écrire sans réfléchir, spontanément, quotidiennement, sans avoir peur d’être jugée, sans m’interroger sur ce que je donne à voir de moi. J’aimerais vous épargner mes états d’âmes et mes hésitations. J’aimerais comprendre ce qui vous amène ici, et ce qui fait que moi aussi, je ne peux pas m’empêcher d’y retourner…

Alors rien n’est acquis dans cette chienne de vie ?…

février 10, 2008 at 19:54 | In Tant que j'y pense | 6 Comments

Je m’octroie 5 minutes pendant mes révisions pour vous faire un petit coucou. Après une semaine riche en émotion, à base de tartinage de copies le jour et révisions/découvertes des cours la nuit, je remets ça ce weekend puisque les réjouissances continuent encore 3 jours.

Présentement, je révise pour le partiel de demain, un sympathique coef 6. Une fois de plus, on notera que le hasard va avoir une grande influence sur la réussite de cette épreuve : parmi les épreuves tirées au sort, il y en a une pour laquelle le prof a d’emblée donné les sujets, une autre, on a le droit au cours, et les deux dernières par contre, c’est freestyle on the beach (comprendre : démerde toi avec ce que t’as pu retenir – ou pas).

Il s’agit de deux matières qui ont enchanté mes années de lycée : les statistiques et les sciences éco. Attention, cette phrase a une teneur proche de 0% en nostalgie : par “enchanter” je veux dire que j’en ai chié pour que ça me rentre dans le crâne, mais que le jour J du baccalauréat (ou plutôt la semaine S), bin j’ai pas trop mal recraché tout ça. En toute modestie, 17 en maths et quelque chose comme 15 en éco.

Soit. Mais comme je vous le disait, ces notes ne reflètent pas un intérêt quelconque pour ces matières. C’était plutôt une manière de tirer ma révérence, d’en finir en beauté, de crier au monde que ma contribution dans les savoirs économiques et mathématiques avait été achevée, et qu’à l’avenir il ne fallait plus jamais au grand jamais venir m’emmerder avec des chiffres ou des lois de l’offre et de la demande. JAMAIS.

Sauf que non. Visiblement, le message a pas été clair. Il semblerait que je doive me refarcir tout le programme d’éco de première et terminale, et pareil pour les stats. Alors certes il y a des restes, et globalement je vois de quoi il s’agit, mais c’est pas franchement suffisant pour m’occuper demain de 14h à 16h.

Alors avant de m’y remettre, j’ai juste envie de dire : mais pourquoi, seigneur, pourquoi ? J’ai bossé comme une forcenée, j’ai eu mon bac avec mention bien, c’était pas pour me retaper Keynes et tous ses potes 3 ans après !!! Non parce que si le but c’est de tout reprendre depuis la maternelle, fallait le dire, je prends mes crayons de couleur ! D’ailleurs, je ferais bien de les prévoir : le prof de stats nous a quand même demandé de sortir nos compas l’autre jour (véridique)… Allo mec, t’es plus dans ton collège-lycée là (il enseigne à Pasteur, d’habitude) !!

Sur ce, je vous laisse, comme vous l’aurez compris j’ai du pain sur la planche. Je dois aller à l’Eglise des Batignolles allumer un cierge prier toute la soirée pour que ça ne soit ni l’éco, ni les stats qui tombent. Bin oui, vous avez quand même pas cru que j’allais réviser !?

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