La Frange


Le post soporifique (sur le fond comme sur la forme)
avril 18, 2008, 11:05
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Hier, Mélodie a enfin répondu à mes mails et autres messages sur Facebook. La pauvre, elle est en train de kiffer la laïfe en Afrique du Sud et moi je la harcèle pour avoir de ses nouvelles.

Je suis comme ça : sans nouvelle des gens que j’aime, je panique. En même temps, elle passe sa vie entre le bord d’une piscine et des soirées hip-hop, alors je n’ai jamais vraiment douté de son bien-être dans cette contrée lointaine, à laquelle elle a longtemps rêvé !

Mais je peux donc à nouveau dormir sur mes deux oreilles, maintenant qu’elle m’a confirmé que tout allait bien.

Sur mes deux oreilles.

Non mais concrètement, ça se passe comment cette affaire ? Personnellement, j’ai une oreillle de chaque côté du crâne. Donc 4 possibilités s’offrent à moi lorsque j’envisage de m’assoupir, ou sans préméditation aucune, m’écroule de fatigue :
- la position latérale gauche, mobilisant donc l’oreille associée
- la position latérale droite, même concept, mais de l’autre côté
- la position allongée sur le dos, qui ne voit convoque aucun appendice sonore comme point d’appui
-la position allongée sur le ventre, qui elle ne plus ne sollicite aucune oreille

Vous aussi ? Bien (vous m’épargnerez le détail des variantes style “de trois quart” etc).

Je vous le demande donc, comment fait-on pour dormir sur ses deux oreilles, à moins de recourrir à une intervention chirurgicale assez néfaste d’un point de vue esthétique ?

Dans ma réflexion sur ce problème anatomique, je me rends compte que la science étymologistique peut nous fournir un précieux indice : ne dit-on pas un “oreiller” ? L’existence même de ce mot disqualifie à elle seule les deux dernières positions de repos évoquées plus haut, puisqu’elles ne font pas appel à l’oreille comme élèment essentiel de la quête du sommeil.

Vous suivez. Bien (de toute façon je répeterai pas).

Mais de là à dormir sur ses deux oreilles ?

Seule la position latérale semble donc tolérée par l’oreiller. Pour dormir sur ses deux oreilles, il faudrait alors recouvrir chacune d’entre elles d’un oreiller. Avoir une gueule de sandwich, par conséquent. Le petit conseil malin, pour que le tout ne s’écroule pas au moindre mouvement : ficeler le tout (ce qui nous fait passer du sandwich au rôti).

Vous visualisez le truc ? Ainsi fagoté, vous n’entendez plus rien, et n’y voyez plus grand chose non plus pour peu que vos oreillers soient un peu larges. Dès lors, vous voilà parfaitement disposé à une bonne sieste répatrice, ou une nuit de sommeil sans réveil intempestif. D’où la fameuse expression dormir “sur ses deux oreilles“, soit “d’un sommeil limpide et imperturbable”.

CQFD !

AAaaahhh, avouez, tout le monde se sent mieux maintenant qu’on sait ce que ça veut dire. Quel soulagement ! Je dirais même que maintenant, je vais pouvoir dormir sur mes deux…

Sur mes deux oreilles ?

Oh et puis merde.



Genepy now, Tequila later

Avec Litzy et Cam, deux cops du Celsa, on est en train de s’organiser un petit trip madrilène pour le pont du 1er mai. Hier soir, on devait se réunir pour tenter de dénicher les billets d’avion les moins chers du monde, en buvant de la tequila, pour se mettre dans l’ambiance.

Sauf que moi, j’avais déjà prévu depuis un petit bout de temps de passer la soirée au Batofar pour cause des 10 ans du Sonar Kollektiv, soit la bande à Jazzanova, que du beau monde quoi. Je me pointe un peu après 20h pour retrouver mon alter-ego musical, avec qui j’arpente toutes les salles parisiennes. Les Monthy Pythons avaient la quête du Graäl, nous c’est un peu la quête du Groove, chacun son truc.

Le fait est qu’hier, dans la calle du petit bateau rouge amaré près de la BNF, il s’est fait attendre un moment, le Groove. 3h pour être exact. Alors certes la soirée devaient durer all night long, avec succession de pointures aux platines et sur scène, mais nous qu’on travaillait aujourd’hui et qu’on avait un dernier RER à prendre bin ça fait beaucoup d’attente je trouve. Pour être exa, on a failli se casser pour aller bouffer un Quick, quand le concert de Christian Prommer a enfin commencé. Ca aurait été con de rater ça, et ça a été frustrant de devoir se barrer sur le coup de minuit, telle Cendrillon, le Métro 14 en guise de carosse (mais heureusement que j’ai pas perdu une godasse, je portais mes nouvelles salomés Miss Sixty en cuir python doré).

Donc, tout ça pour dire que hier soir, je n’ai pas pu participer à la séance de benchmark alcoolisée, agrémentée de débats tels que “Vueling, ça craint vraiment ou ça vaut le coup ?”. Ce matin, donc j’envoie un mail à Litzy pour lui demander un petit débriefing. Et vlà ti pas qu’elle me répond, ni d’une ni de deux, “Je te répond cet aprèm, je dois aller au salon du dvpt durable.”. Ce à quoi je me suis empressée de lui rétorquer, que non mais oh, ça se la pète grave dans les chaumières, de bon matin un vendredi.

Parce que si on en est à être indisponible pour cause de déplacement, bin moi j’en ai une bonne, c’est que cet aprèm à 14h30 je me casse pour aller à Gare de Lyon prendre un train direction les Hautes-Alpes, oui madame. Que moi je vais sur le terrain, dans la nature la vraie, pour constater les effets du réchauffement climatique, la pollution, et tout ce qui s’en suit (et inspecter langoureusement les amygdales de mon saisonnier de boyfriend). Parce que c’est bien beau d’aller dans des salons et des conférences, de faire des beaux discours et des promesses, mais y’a un moment où faut arrêter de déconner. Non à la bureaucratie, au capitalisme, viva la revolución (je me remets à l’espagnol, rapport à Madrid) !



Bulletin spécial
avril 4, 2008, 15:10
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“Hanna”, affiche l’écran de mon portable, hier vers midi. Sans un bruit, parce qu’au stage ils m’ont dit de le mettre en silencieux, rapport à ma sonnerie qu’on se croirait dans la jungle dès qu’elle retentit (le début de “Ooh La La” by The Wiseguys). Moi je trouve qu’elle a la méga classe, mais bon, en même temps ça regarde la “Nouvelle Star” ici, alors faut pas trop en demander.

Je réponds donc d’une voix sûre et posée, genre c’est potentiellement sérieux, ce qui se passe dans le bigophone. Bin ouais parce que déjà qu’étant en open space, tout le monde est témoin de mon errance chronique sur Facebook et autres, il faudrait pas que je passe trop de coups de fils perso non plus.

En fait, c’était effectivement sérieux ce qui se tramait là : la mère Hanna m’annonce qu’elle a reçu son relevé de notes des partiels, et qu’on a eu 14 à notre travail de groupe. Trop sympa la meuf, de m’appeler pour ça, comme quoi on était une bonne petite équipe ‘achement soudée. Même qu’ils m’avaient surnommée “Benito“. Sans doute rapport à mes origines italiennes. Ou bien à ma propension naturelle à canaliser l’énergie débordante de mes petits camarades de façon quasi despotique.

Bref ! Là n’est pas la question. Considérant qu’il était quasi l’heure de déj, je remercie mon interlocutrice et file droit vers chez moi, prête à dégainer les clés de la boîte aux lettres. Oui, j’habite à 10 min à pieds de mon lieu de travail, et alors ? Je paye à cette fin 480 euros par mois pour 11m², alors si y’a des râleurs, je veux pas les entendre. Non mais !

Je passe prendre un menu M1 chez Japikeo, et en 3 enjambées d’Adidas à scratch, je suis devant mon immeuble, sautillant d’excitation. Point de stress, car je pense avoir réussi mes exams, j’ai juste envie de savoir si j’ai plutôt 12 ou plutôt 14. Je passe la porte, le hall, puis ouvre ma boîte aux lettres en tentant de ne pas renverser ma soupe miso, qui se balance au fond du sac en plastique.

Et là, c’est le drame : vide ! Merde alors. C’est bien la peine d’habiter à 30 min de métro de son école (pour 480 euros par mois, je ne reviens pas là dessus), si c’est pour que d’autres qui habitent à Montparnasse reçoivent leur courrier avant ! Je sais pas comment s’organise le facteur, mais pour le coup il aurait du prendre le métro. Je suis rentrée manger ma brochette boeuf-fromage, toute penaude et déconfite.

L’aprem passe, me laissant le temps de ruminer ma déception. Qu’à cela ne tienne, me dis-je naïvement, ce n’est que partie remise. En sortant du boulot, je n’ai pas pu me ruer sur ma boîte aux lettres pour cause d’afterstage du côté d’Opéra. Je retrouve mes deux compères devant un Sex On The Beach et des Quesadillas, et leur fait part du fait qu’en rentrant ce soir faudra pas oublier de checker le courrier. Surtout qu’en face de moi, ça a vachement moins la certitude d’avoir réussi, et rapidement ça frôle la crise d’angoisse.

Et là, c’est le drame : texto d’une figure emblématique du Celsa qui nous annonce un 3/20 en syndicalisme. Wow. On commande une autre tournée pour se donner du courage. On planifie notre pont du 1er mai à Madrid pour se changer les idées. Mais l’attente devient vite insoutenable, il est temps d’aller vérifier si le facteur est passé, comme quand on était mioches et qu’on s’asseyait en rond en fermant les yeux.

J’arrive chez moi, et ouvre en grand la porte de ma boîte aux lettres, avec assurance et dynamisme; et je me prends une énorme crampe : limite qu’une araignée avait pas fait sa toile dites ! Non mais c’est quoi ce bordel, mon facteur c’est Dany Boon ou bien ? Il est aussi torché que moi c’est ça ? Je commence à être franchement aigrie quand je rentre chez moi et découvre des mails de tout le monde : “bravo machin”, “on fête les résultats demain chez truc”… Ok donc tout le monde a eu le temps d’avoir ses résultats et de faire un communiqué de presse à sa gloire, que moi je sais même pas si j’ai mon semestre ! Bordel.

J’ai donc réfléchi à trois hypothèses expliquant ce retard :
1. Mes notes sont tellement catastrophiques qu’ils ont prévu de me les envoyer avec une ambulance et une cellule de crise psychologique, au cas où je péterai les plombes, tenterai de me suicider, ou tomberai dans les vapes
2. Mes notes sont tellement excellentes qu’ils ont prévu de venir me cueillir à la sortie du boulot avec une limousine, du champagne et un chèque avec plein de zéro, pour m’emmener à une soirée en l’honneur de mon incontestable géni dans un palace parisien
3. C’était trop demander à des fonctionnaires d’envoyer 125 courriers en une journée, si bien qu’ils s’y s’ont pris à deux fois, répartissant les envois sur une fenêtre spatio-temporelle élargie. Bin ouais, faudrait pas qu’ils se froisse les métacarpes. Je ferai donc partie d’une deuxième fournée qui recevrait ses résultats aujourd’hui.

Ils ont intérêt à être bons !



Voyage, voyage…
avril 2, 2008, 13:09
Classé dans : Tant que j'y pense

Il y a 10 jours, je suis rentrée passer le weekend chez mes parents, comme j’essaie de le faire régulièrement. Ce qui s’apparente pour moi à un retour aux sources pourrait, pour le Parisien de souche, déjà ressembler à une escapade champêtre et dépaysante. En guise de grands boulevards, la CD 36. A la place d’espaces verts bondés et clotûrés, des champs, des lacs et des forêts.

Moi, j’y ai passé 20 ans de ma vie (qui en compte -bientôt- 21), dans la ville nouvelle saint-quentinoise : pour l’exotisme, c’est raté. Néanmois, maintenant que je vis dans une cage à lapin (ou un pigonnier, rapport aux 5 étages) dans la jungle urbaine, je suis souvent bien contente de retrouver ma banlieue calme et verdoyante, loin du tumulte et de la pollution.

Mais il y a 10 jours, mon pélerinage n’avait pas vraiment ce goût de nostalgie apaisante. Et pour cause : sur mes 10 acolytes de DUT, pas une seule n’était dans les parages. En Ile de France, j’entends. La délocalisation touristique, estudiantine ou familiale (weekend de Pâques oblige) avait fait des ravages :

- Mélo marchait sur les traces de Mandela en Afrique du Sud, entre deux soirées Hip-Hop et bronzette/longueurs à la piscine. Sans oublier les cours d’anglais et le stage, faut rester crédible même en bikini et lunettes de soleil extra larges.
- Cha se murgeait la gueule très légèrement vêtue par une température extérieure de 8°: son séjour d’études à Newcastle touche à sa fin, et on peut dire qu’elle s’est très bien adaptée à la vie quotidienne locale.
- Delf était à Sarajevo, pour une dernière escapade avec un bosniaque rencontré en Allemagne, chez sa meilleure amie Américaine.
- Coco, Zazz et AC pédalaient sous la pluie dulivienne sous l’emprise de champignons hallucinogènes à Groningen (Pays-Bas), où elles finissent leur DUTI, une année qui permet d’internationaliser son DUT.
- Gège se baladait à Pragues avec son amoureux, pour raviver la flamme. Parce que l’amour ne dure pas que 3 ans, si on s’en donne les moyens !
- Rox ramassait des oeufs en chocolat dans le jardin berrichon de sa grand-mère
- Cla préparait son mariage en Bretagne chez les parents de son fiancé. (A ce propos, j’ai appris que la réception aura lieu dans le jardin, ça va bien oui ?! Et mes talons aiguilles achetés spécialement pour l’occasion - pour aller avec la robe elle aussi achetée spécialement pour l’occasion - je me les carre où je pense du coup c’est ça ? Bref, passons, là n’est pas le sujet qui nous intéresse aujourd’hui).
- Dada se faisait des bleus en découvrant les joies de la glisse dans le Jura. Finalement les stilettos c’est ‘achement stable hein ?

Tout ça pour dire que moi, qui squattait entre la maison parentale à Voisins-le-Bretonneux (7 8) le samedi et l’appart grand-parental à Alfortville (94) le dimanche, bin je me suis sentie bien seule et bien naze d’un coup d’un seul. Le genre de pensée qui vous fait vous dire “Damn, je me prendrai bien un aller simple pour wherever“.

Et puis le train-train quotidien redémarre, les unes rentrent, d’autres restent, y’en a qui repartent aussi. On se dit que finalement, Paris c’est pas si mal, même que des tas de gens rêveraient d’être à notre place. C’est quand même la ville la plus visitée au monde, doit y avoir des raisons à cela. Alors avec un pied à terre à Voisins-le-Bretonneux, que demander de plus ?… *sight*

Mais cette envie d’ailleurs est toujours là, latente, sournoise, attendant la moindre occasion pour se manifester à nouveau. Il suffit de regarder son réseau Facebook pour se rendre compte qu’on donnerait tout pour rejoindre Ginette à Miami, Robert au Danemark, ou Yvonne à Barcelone…

Et vous, vous êtes où en ce moment ? Où voudriez-vous aller ? Des projets en cours ?

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Still
mars 21, 2008, 12:03
Classé dans : Blogobulle, Tant que j'y pense

“www.wordpress.com”

L’adresse ne figure même pas dans les pages déjà visitées de cette machine, qui me fait face de 9h à 18h depuis 3 semaines et encore pour 3 mois. C’est dire.

“Login et mot de passe”

Merde. 3 ou 4 tentatives avant que j’entre la bonne combinaison. C’est dire.

C’est dire si ça fait un moment que je n’ai pas mis les pieds ici. Alors, par curiosité, je visite en premier les statistiques de mon blog fantôme. “Ca doit pas être glorieux“, me dis-je pendant que la page charge. “Sûrement que de la requête google sur les quelques insanités que j’ai pu sortir par ci par là“.

Et là, c’est le drame. D’une part, il y a toujours un nombre non négligeable de personnes qui s’égare sur ces pages. D’autre part, elles sont encouragées à le faire par la crème de la blogosphère.

Je serai alors la seule à douter de la raison d’être de ce blog ? La seule à m’être lassée du récit de ma propre vie ? Ou à ne plus m’y reconnaître ?

J’aimerais pouvoir écrire sans réfléchir, spontanément, quotidiennement, sans avoir peur d’être jugée, sans m’interroger sur ce que je donne à voir de moi. J’aimerais vous épargner mes états d’âmes et mes hésitations. J’aimerais comprendre ce qui vous amène ici, et ce qui fait que moi aussi, je ne peux pas m’empêcher d’y retourner…



Alors rien n’est acquis dans cette chienne de vie ?…
février 10, 2008, 19:54
Classé dans : Tant que j'y pense

Je m’octroie 5 minutes pendant mes révisions pour vous faire un petit coucou. Après une semaine riche en émotion, à base de tartinage de copies le jour et révisions/découvertes des cours la nuit, je remets ça ce weekend puisque les réjouissances continuent encore 3 jours.

Présentement, je révise pour le partiel de demain, un sympathique coef 6. Une fois de plus, on notera que le hasard va avoir une grande influence sur la réussite de cette épreuve : parmi les épreuves tirées au sort, il y en a une pour laquelle le prof a d’emblée donné les sujets, une autre, on a le droit au cours, et les deux dernières par contre, c’est freestyle on the beach (comprendre : démerde toi avec ce que t’as pu retenir - ou pas).

Il s’agit de deux matières qui ont enchanté mes années de lycée : les statistiques et les sciences éco. Attention, cette phrase a une teneur proche de 0% en nostalgie : par “enchanter” je veux dire que j’en ai chié pour que ça me rentre dans le crâne, mais que le jour J du baccalauréat (ou plutôt la semaine S), bin j’ai pas trop mal recraché tout ça. En toute modestie, 17 en maths et quelque chose comme 15 en éco.

Soit. Mais comme je vous le disait, ces notes ne reflètent pas un intérêt quelconque pour ces matières. C’était plutôt une manière de tirer ma révérence, d’en finir en beauté, de crier au monde que ma contribution dans les savoirs économiques et mathématiques avait été achevée, et qu’à l’avenir il ne fallait plus jamais au grand jamais venir m’emmerder avec des chiffres ou des lois de l’offre et de la demande. JAMAIS.

Sauf que non. Visiblement, le message a pas été clair. Il semblerait que je doive me refarcir tout le programme d’éco de première et terminale, et pareil pour les stats. Alors certes il y a des restes, et globalement je vois de quoi il s’agit, mais c’est pas franchement suffisant pour m’occuper demain de 14h à 16h.

Alors avant de m’y remettre, j’ai juste envie de dire : mais pourquoi, seigneur, pourquoi ? J’ai bossé comme une forcenée, j’ai eu mon bac avec mention bien, c’était pas pour me retaper Keynes et tous ses potes 3 ans après !!! Non parce que si le but c’est de tout reprendre depuis la maternelle, fallait le dire, je prends mes crayons de couleur ! D’ailleurs, je ferais bien de les prévoir : le prof de stats nous a quand même demandé de sortir nos compas l’autre jour (véridique)… Allo mec, t’es plus dans ton collège-lycée là (il enseigne à Pasteur, d’habitude) !!

Sur ce, je vous laisse, comme vous l’aurez compris j’ai du pain sur la planche. Je dois aller à l’Eglise des Batignolles allumer un cierge prier toute la soirée pour que ça ne soit ni l’éco, ni les stats qui tombent. Bin oui, vous avez quand même pas cru que j’allais réviser !?



Fausse bonne nouvelle
janvier 31, 2008, 9:10
Classé dans : Ce que j'en pense ?

Alors comme ça, à partir de demain, tous les stages de plus de 3 mois devront être payés au moins 30 % du SMIC ? Voilà ce que France Info et d’autres placent dans les “niouz” aujourd’hui. C’est marrant, mais il me semblait que c’était un acquis qui avait déjà plusieurs mois (voire années). Le mode repeat est enclenché ou c’est une “officialisation” de la chose ?

Quand j’ai mollement ouïe les termes “stage” et “rémunération” dans le poste, j’ai cru à une vraie bonne nouvelle, genre j’allais pas devoir me battre pour être payée décemment cette année. Surtout que je suis partie pour faire 5 mois, d’après les différents recruteurs qui m’ont déjà reçue.

Or 5 mois ça nous amène à fin juillet, ce qui veut dire pas de boulot ingrat mais bien payé style caissière à Monop’. Je n’ai plus qu’à attendre le résultat de mes différents entretiens, en espérant que ça soit positif, pour être en position de force et négocier le manque à gagner (1000 euros en gros).

Mais compte-tenu du statut quo qu’on essaie de faire passer pour une nouveauté, cela risque d’être difficile : en effet, l’exonération de charges reste valable en dessous de 30% du SMIC, pas au dessus. Souhaitez-moi bonne chance…



Maintenant on ne me demandera plus pourquoi…
janvier 28, 2008, 19:05
Classé dans : Blogobulle, Tant que j'y pense

… mon blog porte ce nom là.

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J’ai désormais une frange, une touffe de cheveux qui me balayent le front et me chatouillent les cils (super pratique pour se maquiller, c’est toute une organisation en fait).

La Frange a donc une frange, même si la raison de cette appellation restera toujours liée à mon patronyme plus qu’à une tendance capillaire de fond.

Car je ne pense pas devenir une inconditionnelle : en fait, je suis assez perturbée tellement ça me change. Mais que voulez-vous, on est corporate où on l’est pas !



7-8 represent (ouech, ouech)
janvier 23, 2008, 12:18
Classé dans : Tant que j'y pense

Il y a quelques mois sortait “Place 54“, le dernier album d’Hocus Pocus, . En tant que groupie pleinement assumée, à peine le vendeur de la Fnac Saint-Lazare avait-il posé le premier exemplaire en rayon que je connaissais déjà les paroles des 15 morceaux par coeur (j’éxagère à peine).

En réalité, je ne connais pas les lyrics sur le bout des doigts, mais il y a au moins une phrase que je n’oublierai pas : “y’a pas à ce plaindre car c’est un putain de job / même si on joue plus à Voisins-le-Bretonneux qu’à l’autre bout du globe” (”Tournée”, 40 secondes après le début de la piste)

Je vous raconte pas comment ça a mis en joie l’ancienne Vicinoise (habitante du dit bled) que je suis. HP étaient venus jouer il y a quelques temps à THE évènement annuel, le festival de “La Tour prend l’air” (y’a quand même de la pub sur Nova, c’est pas rien non plus). Ceci explique cela.

Alors même si, en gros, ça veut dire que Voisins c’est bien sympa mais question frime, ça rivalise pas franchement avec NYC, autrement dit que c’est limite la campagne profonde et que le seul public qu’ils y ont trouvé c’est des bouseux (et une bouseuse !), bin malgré tout, ça fait chaud au coeur.

Mais ça ne s’arrête pas là. Ce matin, c’est Violette qui rend hommage à ma noble contrée yvelinoise, dans une de ces phrases dont elle seule a le secret : “Que doit-on résumer l’amour à une vulgaire tête de gondole installée avec professionnalisme,vers 6h25 du mat’, par un chef de rayon ambitieux au Carrefour de Montigny-Le-Bretonneux ?

Là encore, y’a pas vraiment de quoi se sentir fière : c’est pas franchement pour vanter les mérites de la ville nouvelle. N’empêche, pour y avoir passé 10 ans de ma vie (soit la moitié, je précise pour les nuls en maths), ça me fait sourire et me dire qu’il y faisait bon vivre…

Surtout depuis que j’habite Paris, et qu’elle me manque un peu, ma banlieue…

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Le lac de Voisins l’Bretonneux. Qu’est ce que je disais : New York, sans les grattes-ciels !



Note pour moi-même à 12 jours des partiels
janvier 22, 2008, 19:10
Classé dans : Tant que j'y pense

- Terminer ma note de synthèse d’ouverture internationale. Sujet : « Un an après son lancement, France 24 a-t-elle réussit le pari de devenir une “CNN à la française ?” ». (Remercier le môssieur pour sa réforme de l’audiovisuel, ça me fait mon petit 1. du grand B. du grand II)
- Réviser
- Boucler le travail de groupe ayant pour thème : « La participation dans l’émission “C dans l’air” ». Arriver à y placer un calembour sur la gamme chromatique des chemises d’Yves Calvi
- Réviser
- Tester Get In Shape, le cours de Yoga, Pilates et Swiss Ball a deux pas de chez moi
- Réviser
- Trouver un stage
-Réviser
- Aller chez le coiffeur et en ressortir avec une frange, uniquement dans un esprit corporate, vous l’aurez compris. Et aussi parce que c’est vrai que ça m’allait bien.
- Réviser
- Guetter la paire de Stan Smith blanches à scratchs verts que j’ai repérée dans le petit magasin de chaussures de la rue des Dames. Faire une rapide étude de marché pour constater qu’elles ne sont pas moins cher ailleurs. Préparer mon chéquier.
- Réviser
- Prendre mes billets de train pour Gap. Essayer de déchiffrer les horaires des cars qui vont de la gare à la station de ski (le premier qui y arrive, je lui fait un bonhomme de neige à son effigie).
- Réviser
- Ne pas rentrer trop tard ni trop alcoolisée du Gala du Celsa, ce jeudi au Wagg. Danser, rire, et oublier tout le reste le temps d’une soirée…



On/Off
janvier 20, 2008, 23:07
Classé dans : Tant que j'y pense

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Il n’y a que deux types de gens.

Ceux qui éteignent leur portable quand ils vont se coucher, et ceux qui le laissent allumé.

Je fais partie de la première.

C’est souvent à ce moment là, quand j’éteins mon portable en me glissant sous les draps, que je le raccorde à son chargeur pour remplir sa batterie après une dure journée de bons et loyaux services.

En quelques gestes simples, il est sur “off” et reprend des forces, pour affronter le lendemain avec la même efficacité que la veille.

C’est souvent à ce moment là que je me dis que moi aussi, j’aimerais bien n’avoir qu’à me brancher sur une prise et à appuyer sur un bouton pour refaire le plein d’énergie.

Parce que pendant que mon téléphone reprend des forces dans la quiétude la plus totale, les neurones dans mon cerveau, eux, continuent à se connecter, inlassablement. Jusque tard dans la nuit, m’empêchant malgré la fatigue de trouver le repos.

J’aimerais bien, parfois, être une machine qu’on branche et qu’on débranche, qui ne se pose pas de questions, qui agit, un point c’est tout.

Moi, c’est pour ça que j’éteins mon portable quand je vais me coucher. Si par miracle il m’arrive de trouver le sommeil quelques heures, je ne veux pas être dérangée…

Et vous, à quelle catégorie appartenez-vous, et pourquoi ?

PS : billet à haute teneur en “aaargh au secours plus que 2 semaines avant les partiels !!”



beautiful geek
janvier 17, 2008, 22:21
Classé dans : Blogobulle

Vous pensez encore qu’un mec passionné d’informatique c’est forcément boutonneux, la mèche grasse, les lunettes épaisses et les dents baguées ?

De toute évidence, vous sortez d’un long coma ou vous avez passé ces 3 dernières années reclus chez vous ou dans je ne sais quelle communauté obscure à l’autre bout du monde.

Car de nos jours, le “geek” est beau, bronzé, il a le regard pétillant et le sourire plein de charme. La preuve ? Il n’y a qu’à jeter un oeil aux candidats de ce concours original visant à élire “le plus beau gosse du web“.

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(Vu chez Greg, qui est dans la course… avec de jolies chances de gagner si vous voulez mon avis !)



Je vais bien, ne t’en fais pas
janvier 16, 2008, 22:28
Classé dans : Tant que j'y pense

Je l’ai vu y’a pas si longtemps que ça, ce film. Ca devait être la dernière fois que mon chéri est monté dans la capitale pour me voir. Début décembre, je dirais. C’était triste, mais bien.

Le film, je parle.

Depuis, je c’est moi qui suis allée le voir. Mon chéri, cette fois. La première semaine de janvier, dans sa montagne. Il est saisonnier en station. J’en ai oublié de vous souhaiter la bonne année (et pas qu’à vous), marmottant paisiblement en regardant les flocons tomber.

Avant, entre temps, et puis à nouveau, je vis ma petite vie de parisienne adoptive, d’étudiante consciencieuse, de fêtarde assumée. Par contre, la blogueuse frénétique, ça fait un moment qu’on l’a plus vue.

Elle me manque, à moi aussi…

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Une p’tite photo de la vue de l’appart, en prime… Moi ? Nostalgique ?



Santa is a geek
décembre 27, 2007, 0:58
Classé dans : Tant que j'y pense

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Elles sont pas totally geek, mes nouvelles boucles d’oreilles ?
Complètement de rigueur pour arpenter les soirées de blogueurs !

Rien que pour vous, j’ai demandé d’où elles venaient :
Paly Rio, atelier boutique de bijoux fantaisie
12 Rue Gambetta 91300 MASSY
40 Rue Chanzy 75011 PARIS



Dans la famille “Les gens que je connais sans les connaître et qui décèdent autour de moi”, je demande le grand-père
novembre 30, 2007, 18:38
Classé dans : Tant que j'y pense

Mon immeuble, tout à l’heure. Devant, un camion de pompiers et une voiture de police. La porte d’entrée est ouverte. Je monte. Au deuxième (ou était-ce le troisième ?), un homme que j’avais croisé en sortant, une heure auparavant. Et les flics.

J’attends, à l’étage au-dessus, d’en savoir plus. J’écoute, comme une vieille commère, c’est plus fort que moi. Le même pré sentiment qu’en arrivant en cours lundi matin : quelqu’un est mort, et je sais qui.

Il y a quelques semaines. Je pénétrais le hall, et en allumant la lumière, sursautais d’effroi : étalé en bas des escaliers, un vieil homme. Il avait glissé, ne pouvait plus se relever, la lumière s’était éteinte. Il attendait. Que quelqu’un l’aide à se relever.

Date de naissance ?” demande un officier à l’ami du vieil homme, que j’avais croisé en sortant, et qui avait probablement découvert le cadavre. Je saisis “1923“. Sans aucun doute, c’était lui. “Un habitant m’a dit l’avoir vu la semaine dernière“. Autre bribe, d’un agent à sa collègue : “le corps est en décomposition ?

Je monte les marches silencieusement, et me demande à quoi l’odeur pesante qui flotte dans l’air me fait penser. Je me dis qu’il y a un cadavre, à quelques mètres en dessous de moi. Je sais. Les petites boîtes jaunes pleines de crevettes desséchées. Cette odeur… c’est celle de la nourriture que je donnais à mes tortues.

Tout cela est sans commune mesure avec ce qui s’est passé lundi, bien sûr. Je n’oserai pas comparer la mort d’un vieillard chez lui et le meurtre d’une étudiante dans le RER. C’est juste que ne suis même pas remise de cette tragédie que le glauque frappe encore, à quelques étages en dessous de chez moi… Rude semaine…