… et moi, en tigresse affamée que je suis, je me suis dit que ce midi j’allais explorer un peu les environs à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent. Premier constat, après 10 min de marche : une concentration incroyable de pharmacies, mais pas le moindre endroit sympa pour déjeuner tranquillement. Ca ne fait plus de doutes : le 16ème, c’est vraiment un quartier de vieux (beaucoup de coiffeurs aussi, mais là je ne fais pas le lien).
Je passe devant un café qui propose une formul “quiche + salade” à 9 euros. Mmmmh non, marchons encore un peu, tentons de trouver quelque chose de plus exotique. Les quelques boulangeries devant lesquelles je passe ne permettent pas de manger sur place, et de toutes façon, y’a trop de queue.
Je continue, et passe devant un espèce de japonais, asiatique du moins. Bon, j’ai déjà bien marché, je commence à avoir sérieusement la dalle, et ça fait longtemps que je n’ai pas englouti de yakitori. Du coup, je me fais plaisir : deux raviolis jap, une brochette boeuf-fromage, une autre au poulet, du riz cantonais…
Etant donné que je crève de froid, je me laisse tenter par une soupe “raviolis crevettes”. Je me pose sagement dans un coin avec mon bouquin et attends mes plats, qui ne tardent pas à venir. L’assiette de riz, yakitori, raviolis, nickel. Mais la soupe… Quand le mec l’a posée devant moi, j’ai senti que ça allait pas être possible.
Déjà, le truc est énorme alors que moi je m’attendais à un ptit bol, comme la soupe que t’as avec les sushis là ! Mais surtout, les petits trucs verts qui flottent là, je sais que j’aime pas ça. Je me souviens qu’il y en avait partout en Thaïlande, ça me rendait dingue.
Je goûte, au cas où : baaaaah c’est bien ce que je pensais, saleté ! Du coup la soupe, on va pas insister hein(cependant j’aimerai bien savoir ce que c’est si quelqu’un a une idée de ce qui se met la dedans ? histoire de plus me faire avoir). J’engloutis donc ma maigre pitence et déguerpis en vitesse.
Je n’ai qu’une idée en tête : trouver une boulangerie pour m’acheter un truc bien sucré bien plein de chocolat qui fera oublier à mes papilles cette rude épreuve. Et là, c’est le drame : je suis perdue. Mais bien hein. Aucune idée d’où je suis. Comprends pas, j’ai pourtant fait le chemin inverse de ce que j’avais fait en venant… enfin, je crois.
J’arpente boulevards, rues et ruelles, sans trouver la moindre boulangerie évidemment. Au bout de 10 minutes, je retrouve un territoire connu : la place d’Iena. J’ai donc un choix très important à faire : soit je rentre au bureau sagement bien qu’un peu dépitée, soit je repars à l’aventure dans l’espoir qu’un moelleux au chocolat soit sur mon chemin.
Un relent particulièrement désagréable qui me rappelle que j’ai fait une grosse bourde en commandant cette soupe infâme me fait opter pour la deuxième solution : il me faut un lot de consolation ! Je repars donc à la recherche du truc qui viendra à bout de mon féroce apétit et me fera oublier le japonais.
Mes petites chaussures, qui voient là une belle occasion de me prouver que j’ai bien fait de les acheter car elles sont aussi confortables que jolies, me mènent jusqu’à une boulangerie où je suis bien décidée à me délivrer de mes frustrations !
Pour le dessert, ce sera un moelleux chocolat-framboise !
Et pour le goûter, une belle pomme et ces fameux sablés Michel et Augustin dont je vous entends tous parler !
Non mais !!
(Enfin, si je tiens jusque là, parce que cette saleté de soupe a du mal à se faire oublier… *burp*)