Tout d’abord, avant de commencer le récit de mon épopée, je me dois de vous remercier, vous, lecteurs assidus ou occasionnels de La Frange : MERCI pour votre soutien, vos encouragements et l’intérêt que vous manifestez pour ma petite vie et ses grandes étapes ! Bin oui, mine de rien, ça fait chaud au coeur !
Revenons maintenant sur la folle journée que j’ai passé hier ! En fait, on pourrait même débuter ce récit par la nuit, durant laquelle je n’ai évidemment pas dormi, ou si peu. Réveil difficile donc, avec en prime un gros noeud dans le ventre et la nausée qui l’accompagne. Je fais l’impasse sur le petit déj et manque de vomir dans ma baignoire…
Je quitte ma maison vers 10h : je suis convoquée à 11h, ça devrait grave le faire, j’ai le temps de déstresser un peu. Mais c’est sans compter les travaux un peu partout sur la chaussée, qui commencent à me faire regarder l’heure d’un oeil de plus en plus affolé…
Vers 11h moins le quart, mon brave mais distrait paternel loupe la sortie pour le pont de Neuilly : nous nous retrouvons à errer dans ce charmant labyrinthe nommé “La Défense”, le temps nous rattrapant tel le Minotaure… Je suis sur le point de faire une crise d’angoisse quand nous sortons de ce dédale, il est 10h55, tout est encore possible.
J’aperçois enfin au loin la façade toute neuve du CELSA. Sauvée ! Je me précipite à l’accueil, décline mon identité, pour finalement me retrouver dans un couloir à attendre mon tour parmi d’autres candidats… Candidates, en fait (70% des étudiants sont des étudiantes au CELSA, si je ne m’abuse).
Ca papote, ça trépigne,… J’attends une bonne heure avant d’être appellée par le jury (”Aaaah enfin“, tu te dis lecteur ! On passe aux choses sérieuses ! Rassure toi je ne t’en veux pas, j’ai ressenti la même chose à ce moment là). Je me présente donc devant 3 personnes : deux femmes et un (charmant) jeune homme.
Je leur donne mon CV remasterisé (mise à jour + nouvelle mise en page), et là, première “question” :
- Votre CV, vous en avez un pour chacune de vos chemises ?
- Hein heu non, c’est juste que j’aime beaucoup cette couleur !”
Je vous explique : le CV que j’avais envoyé dans le dossier était dans les tons bleus, tandis que le nouveau est vert comme le chemisier que je porte sur le header… qui se trouve être celui que j’avais hier !
Une façon plutôt informelle et amusante de commencer l’entretien, donc ! La femme assise en face de moi, au milieu des deux autres personnes, entame les questions sérieuses après une brève relecture de mon CV et de ses nouveautés : “Vous venez d’un DUT Communication des Organisations… Pourquoi dans ce cas avoir choisi la filière CMM (Communication, Médias et Médiatisation) et pas CEI (Communication des Entreprises et des Institutions) ?”.
Interrogation tout à fait pertinente et prévisible, à laquelle j’avais déjà préparé ma réponse. Ensuite, j’ai beaucoup parlé de mes stages chez Dekalog (agence de communication orientée web) et Plan.Net (agence de publicité spécialisée dans les médias intéractifs) pour justifier mon intérêt pour les nouveaux médias, l’Internet, les blogs etc. J’ai eu droit à une question assez vague sur mon approche des médias, à laquelle j’ai répondu par mon rapport aux médias dans la vie quotidienne (l’actualité, etc) et une ébauche de réflexion sur la nécessité de prendre conscience des enjeux impliqués par l’évolution actuelle des médias.
Je me suis donc sentie plutôt à l’aise devant ce jury très réceptif et sympathique. Je pense avoir réussi à défendre mon profil, qui en soit devrait déjà les intéresser (je suis la seule candidate Made In IUT de Paris à présenter CMM, contre moult khâgneux insipides, gnignigni -jrigauuule le prendez pô mal hein). Pour être honnête, je suis ressortie de là avec un sourire jusqu’aux oreilles. Mais évidemment maintenant en me ressassant le truc, je doute, je regrette, j’aurais peut-être du parler de ça plutôt que de ça, etc… D’autant plus que tout le monde est ressorti avec plus ou moins cette même impression d’avoir réussi…
Après une pause déjeuner interminable durant laquelle j’ai papoté avec d’autres candidates, avalé un peu difficilement un sandwich jambon-crudité, dépensé la moitié de mon forfait et bu un cappucino à la terrasse d’un café, je me suis présentée à l’oral d’anglais.
Première étape : écouter le texte, en long, en large et en travers pendant 15 min, sans oublier de prendre des notes of course. J’appuie sur play : “Text number 5 : Censorship on the Internet“. Un régal, je jubile. Au bout du quart d’heure réglementaire, je suis invitée à faire une analyse de de ce que viens d’entendre à un jury, composé de deux personnes cette fois.
J’enclenche le mode bilingue et résume ce que j’ai entendu en l’agrémentant de commentaires, puis j’ouvre la problématique aux blogs, enchaîne sur mes stages, mon mémoire, mon projet professionnel… Quelques questions un peu ardues viennent corser le tout, histoire de voir jusqu’où je peux aller je suppose (assez bon signe donc ?). Même bonne impression qu’en sortant de l’entretien de motivation, même sourire grand comme un quart de pastèque…
Alors oui, j’éspère, mais j’essaie de me modérer, pour ne pas tomber de trop haut si ma candidature est finalement rejetée. Quoi qu’il arrive, je pense avoir fait de mon mieux, je suis contente de moi et c’est déjà ça. Mention spéciale à TOUT le personnel du CELSA, je n’ai jamais vu une telle concentration de gens aussi adorables. De la dame de l’accueil aux membres des deux jurys en passant par le gentil prof d’espagnol qui gérait le labo de langues, tout le monde a été absolument divin. Ce qui me donne d’autant plus envie d’être admise comme vous pouvez vous en douter !
Pour terminer cette folle journée en beauté, je suis allée admirer Paris du haut du 56ème étage de la Tour Montparnasse, atablée devant un succulent dîner. Devant moi, à perte de vue, des kilomètres que je jurerais pouvoir parcourir en un pas, des gens qui ressemblent à des fourmis tout en bas, des monuments qui ne paraissent plus si grands…
La Tour Eiffel qui scintille alors que la nuit tombe ressemble à un jouet; et devant cette vue imprenable c’est moi qui me sens grandie, avec la sensation d’avoir accompli quelque chose aujourd’hui…
