Classé dans : Tant que j'y pense | Tags: dormir, mélodie, oreille, oreiller, sommeil
Hier, Mélodie a enfin répondu à mes mails et autres messages sur Facebook. La pauvre, elle est en train de kiffer la laïfe en Afrique du Sud et moi je la harcèle pour avoir de ses nouvelles.
Je suis comme ça : sans nouvelle des gens que j’aime, je panique. En même temps, elle passe sa vie entre le bord d’une piscine et des soirées hip-hop, alors je n’ai jamais vraiment douté de son bien-être dans cette contrée lointaine, à laquelle elle a longtemps rêvé !
Mais je peux donc à nouveau dormir sur mes deux oreilles, maintenant qu’elle m’a confirmé que tout allait bien.
Sur mes deux oreilles.
Non mais concrètement, ça se passe comment cette affaire ? Personnellement, j’ai une oreillle de chaque côté du crâne. Donc 4 possibilités s’offrent à moi lorsque j’envisage de m’assoupir, ou sans préméditation aucune, m’écroule de fatigue :
- la position latérale gauche, mobilisant donc l’oreille associée
- la position latérale droite, même concept, mais de l’autre côté
- la position allongée sur le dos, qui ne voit convoque aucun appendice sonore comme point d’appui
-la position allongée sur le ventre, qui elle ne plus ne sollicite aucune oreille
Vous aussi ? Bien (vous m’épargnerez le détail des variantes style “de trois quart” etc).
Je vous le demande donc, comment fait-on pour dormir sur ses deux oreilles, à moins de recourrir à une intervention chirurgicale assez néfaste d’un point de vue esthétique ?
Dans ma réflexion sur ce problème anatomique, je me rends compte que la science étymologistique peut nous fournir un précieux indice : ne dit-on pas un “oreiller” ? L’existence même de ce mot disqualifie à elle seule les deux dernières positions de repos évoquées plus haut, puisqu’elles ne font pas appel à l’oreille comme élèment essentiel de la quête du sommeil.
Vous suivez. Bien (de toute façon je répeterai pas).
Mais de là à dormir sur ses deux oreilles ?
Seule la position latérale semble donc tolérée par l’oreiller. Pour dormir sur ses deux oreilles, il faudrait alors recouvrir chacune d’entre elles d’un oreiller. Avoir une gueule de sandwich, par conséquent. Le petit conseil malin, pour que le tout ne s’écroule pas au moindre mouvement : ficeler le tout (ce qui nous fait passer du sandwich au rôti).
Vous visualisez le truc ? Ainsi fagoté, vous n’entendez plus rien, et n’y voyez plus grand chose non plus pour peu que vos oreillers soient un peu larges. Dès lors, vous voilà parfaitement disposé à une bonne sieste répatrice, ou une nuit de sommeil sans réveil intempestif. D’où la fameuse expression dormir “sur ses deux oreilles“, soit “d’un sommeil limpide et imperturbable”.
CQFD !
AAaaahhh, avouez, tout le monde se sent mieux maintenant qu’on sait ce que ça veut dire. Quel soulagement ! Je dirais même que maintenant, je vais pouvoir dormir sur mes deux…
Sur mes deux oreilles ?
Oh et puis merde.







