Classé dans : Tant que j'y pense
Il y a 10 jours, je suis rentrée passer le weekend chez mes parents, comme j’essaie de le faire régulièrement. Ce qui s’apparente pour moi à un retour aux sources pourrait, pour le Parisien de souche, déjà ressembler à une escapade champêtre et dépaysante. En guise de grands boulevards, la CD 36. A la place d’espaces verts bondés et clotûrés, des champs, des lacs et des forêts.
Moi, j’y ai passé 20 ans de ma vie (qui en compte -bientôt- 21), dans la ville nouvelle saint-quentinoise : pour l’exotisme, c’est raté. Néanmois, maintenant que je vis dans une cage à lapin (ou un pigonnier, rapport aux 5 étages) dans la jungle urbaine, je suis souvent bien contente de retrouver ma banlieue calme et verdoyante, loin du tumulte et de la pollution.
Mais il y a 10 jours, mon pélerinage n’avait pas vraiment ce goût de nostalgie apaisante. Et pour cause : sur mes 10 acolytes de DUT, pas une seule n’était dans les parages. En Ile de France, j’entends. La délocalisation touristique, estudiantine ou familiale (weekend de Pâques oblige) avait fait des ravages :
- Mélo marchait sur les traces de Mandela en Afrique du Sud, entre deux soirées Hip-Hop et bronzette/longueurs à la piscine. Sans oublier les cours d’anglais et le stage, faut rester crédible même en bikini et lunettes de soleil extra larges.
- Cha se murgeait la gueule très légèrement vêtue par une température extérieure de 8°: son séjour d’études à Newcastle touche à sa fin, et on peut dire qu’elle s’est très bien adaptée à la vie quotidienne locale.
- Delf était à Sarajevo, pour une dernière escapade avec un bosniaque rencontré en Allemagne, chez sa meilleure amie Américaine.
- Coco, Zazz et AC pédalaient sous la pluie dulivienne sous l’emprise de champignons hallucinogènes à Groningen (Pays-Bas), où elles finissent leur DUTI, une année qui permet d’internationaliser son DUT.
- Gège se baladait à Pragues avec son amoureux, pour raviver la flamme. Parce que l’amour ne dure pas que 3 ans, si on s’en donne les moyens !
- Rox ramassait des oeufs en chocolat dans le jardin berrichon de sa grand-mère
- Cla préparait son mariage en Bretagne chez les parents de son fiancé. (A ce propos, j’ai appris que la réception aura lieu dans le jardin, ça va bien oui ?! Et mes talons aiguilles achetés spécialement pour l’occasion - pour aller avec la robe elle aussi achetée spécialement pour l’occasion - je me les carre où je pense du coup c’est ça ? Bref, passons, là n’est pas le sujet qui nous intéresse aujourd’hui).
- Dada se faisait des bleus en découvrant les joies de la glisse dans le Jura. Finalement les stilettos c’est ‘achement stable hein ?
Tout ça pour dire que moi, qui squattait entre la maison parentale à Voisins-le-Bretonneux (7
le samedi et l’appart grand-parental à Alfortville (94) le dimanche, bin je me suis sentie bien seule et bien naze d’un coup d’un seul. Le genre de pensée qui vous fait vous dire “Damn, je me prendrai bien un aller simple pour wherever“.
Et puis le train-train quotidien redémarre, les unes rentrent, d’autres restent, y’en a qui repartent aussi. On se dit que finalement, Paris c’est pas si mal, même que des tas de gens rêveraient d’être à notre place. C’est quand même la ville la plus visitée au monde, doit y avoir des raisons à cela. Alors avec un pied à terre à Voisins-le-Bretonneux, que demander de plus ?… *sight*
Mais cette envie d’ailleurs est toujours là, latente, sournoise, attendant la moindre occasion pour se manifester à nouveau. Il suffit de regarder son réseau Facebook pour se rendre compte qu’on donnerait tout pour rejoindre Ginette à Miami, Robert au Danemark, ou Yvonne à Barcelone…
Et vous, vous êtes où en ce moment ? Où voudriez-vous aller ? Des projets en cours ?

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