“www.wordpress.com”
L’adresse ne figure même pas dans les pages déjà visitées de cette machine, qui me fait face de 9h à 18h depuis 3 semaines et encore pour 3 mois. C’est dire.
“Login et mot de passe”
Merde. 3 ou 4 tentatives avant que j’entre la bonne combinaison. C’est dire.
C’est dire si ça fait un moment que je n’ai pas mis les pieds ici. Alors, par curiosité, je visite en premier les statistiques de mon blog fantôme. “Ca doit pas être glorieux“, me dis-je pendant que la page charge. “Sûrement que de la requête google sur les quelques insanités que j’ai pu sortir par ci par là“.
Et là, c’est le drame. D’une part, il y a toujours un nombre non négligeable de personnes qui s’égare sur ces pages. D’autre part, elles sont encouragées à le faire par la crème de la blogosphère.
Je serai alors la seule à douter de la raison d’être de ce blog ? La seule à m’être lassée du récit de ma propre vie ? Ou à ne plus m’y reconnaître ?
J’aimerais pouvoir écrire sans réfléchir, spontanément, quotidiennement, sans avoir peur d’être jugée, sans m’interroger sur ce que je donne à voir de moi. J’aimerais vous épargner mes états d’âmes et mes hésitations. J’aimerais comprendre ce qui vous amène ici, et ce qui fait que moi aussi, je ne peux pas m’empêcher d’y retourner…


















